Mes textes : 23 mai 2011

Marie-Madeleine et les autres

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I.

Tandis qu’à mon oreille
Les putes s’évertuent
A duper mon orgueil
Et voler ma vertu

J’invente leurs envies
Caduques rêveries
Où nul ne lutte
Et tous s’enfuient.

Les doigts contre ma nuque
Aspirant mes pensées
Les brunes cherchent ma chute
Et me laissent éventré.

Alors j’envoie valser
Les putes
Qui dans mes bras chuchotent
Leur tendre dû.

II.

Les filles de joie s’envolent
Dans les villes éventées
Dans les venelles vides
Et les troquets avides.

Et dans leurs yeux aveugles,
Si l’on s’invite en eux,
On ne voit pas d’envie.
Voyageuses perdues.

Filles de joie aux joues tièdes
Longues jambes et seins juteux
Qui jubilent et jurent et jouissent
Leurs jérémiades enjouées.

Et quand s’évaporent leurs rires inventés
Quand s’évanouit la nuit
Et se lève le jour
Les filles de joie s’en vont…

 

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